Chapitre III : Construction de phrases, nature des mots et pluriel

Lors de la CitizenCon 2947, un document de plus d’une centaine de pages a été dévoilé au public : le Précis de langage Xi’an à l’attention des diplomates. Traduit ensuite en français pour vous par nos soins, accompagné d’un dictionnaire (également traduit), la langue possède un vocabulaire qui s’étend régulièrement via des mises à jour sur Spectrum.

Mais, afin de rendre à peu près accessible la langue aux moins acharnés d’entre vous, nous allons essayer d’en décortiquer les mécaniques de base. Pour les personnes que cela peut intéresser parmi vous, n’hésitez pas à aller consulter le précis.

Aujourd’hui : un peu de grammaire.

Bon. Retour sur les bancs d’école. On va faire un peu de grammaire. Mais si, vous savez, l’ensemble des règles d’écriture et de prononciation d’une langue ? Rangez votre ventoline, tout va bien se passer. Nous sommes là pour vous aider.

Toutes les langues humaines ne fonctionnent pas pareil. En français, nous construisons une phrase en mettant d’abord le sujet, puis le verbe et enfin l’objet. Exemple : “Je fouette les traducteurs.” Sujet : je. Verbe : fouette. Objet : les traducteurs.

Autre exemple, en japonais, il y a une construction sujet-objet-verbe. Exemple : “Watashi wa Tōkyō ni ikimasu” (Je vais à Tokyo), “Watashi wa” (“Je”) est le sujet. “Tōkyō ni” est l’objet. Et “ikimasu” signifiant “aller” est le verbe. Mais nous ne sommes pas là pour apprendre le japonais, d’autant plus que je ne le parle pas.

En langue Xi’an, en revanche, nous avons un modèle de construction verbe-sujet-objet. Ce qui signifie qu’en reprenant l’exemple de la phrase “Je fouette les traducteurs”, nous arrivons à une traduction littérale qui aura la forme “fouette je les traducteurs”.

Ça a l’air simple ? Rassurez-vous, Britton Watkins et Cherie Heiberg ne se sont pas arrêtés là. Il y a une notion à comprendre que même les linguistes peinent à définir (d’après Wikipedia qui est, comme nous le savons tous, une source sûre). Le prédicat. Oubliez tout de suite l’image du prédicateur brésilien avec son sermon (et son lariat, pour les connaisseurs), cela n’a rien à voir.

Le prédicat est, pour faire simple, un complément nominal ou adjectival lié à certains verbes. Par exemple, dans la phrase “Je suis un traducteur fouetté”, “un traducteur fouetté” est l’objet, comme nous l’avons vu plus haut, mais également le prédicat, car il est un complément nominal et adjectival du verbe être. Si vous avez une phrase qui ne veut rien dire quand on enlève ce qu’il y a après le verbe (“Je suis ___.” “Je fais ___.”), ce qu’on enlève est le prédicat. En gros.

Du coup, à quoi sert cette information ? Tout simplement à savoir que, dans les phrases possédant un prédicat, ce dernier vient toujours à la fin. C’est d’ailleurs un point majeur de la langue Xi’an qui se construit essentiellement sous la forme verbe – sujet – prédicat (plutôt que VSO).

C’est tout pour la construction de phrase, rien de bien sorcier une fois qu’on a compris le truc. Maintenant, nous pouvons donc regarder ce qu’il se passe quand on zoome sur les mots afin d’analyser leur nature.

Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ce qu’est la nature d’un mot : un nom, un adjectif, un verbe, un adverbe, etc. Tout ceci forme la nature d’un mot. Mais là où le Xi’an est très fort, c’est qu’il rajoute une nouvelle nature. Retenez vos orgasmes linguistiques les enfants, ce n’est pas aussi fou que ce qu’il y paraît.

Le tai, qui se traduit grossièrement par “élémental”, est quelque chose que l’on peut comparer à la racine, ou radical, d’un mot. Vous savez, quand on vous dit que tel mot vient du grec ou du latin ? C’est la racine. Donc le tai. En très gros.

Si l’on prend l’exemple tiré du précis ci-dessus, on peut voir qu’il est possible de combiner plusieurs tai pour faire un mot, comme avec kyukyi, qui combine les racines de l’air (kyu) et du souffle (kyi).

Également, l’ajout d’une particule (e, o, .u, t.o) avant le tai change la nature du mot, qui devient un verbe, un adjectif, un adverbe. Nous détaillerons tout ça plus tard, dans un chapitre qui parle d’une des parties les plus funs du précis. Sachez juste que le e kyi que vous voyez deux fois est différent car e est aussi un tai qui prend un sens différent en fonction de sa position. Au début d’une phrase ou d’une proposition, c’est une marque verbale. Quand il suit quelque chose qui agit comme un nom, il forme un adjectif.

Voilà pour ce qui est de la nature des mots. Maintenant, voyons voir ce que nous réserve le pluriel des mots.

Dans la majeure partie des cas, le pluriel n’est tout simplement pas indiqué, mais est compris dans le contexte. Cependant, certains pronoms prennent un -m final pour signifier le pluriel, comme kum [“Ils [inanimé (neutre)]”], et dans la particule se, souvent réduite en e, que nous aborderons plus en détail dans le chapitre V. Cependant, il existe des pronoms personnels pluriels (nous, vous, ils) qui permettent de clarifier tout ceci. Comme d’habitude, référez-vous au précis pour plus d’informations (p.22-23).

Et voilà qui conclut ce chapitre ! La prochaine fois, nous allons taper dans le dur et voir les verbes. Préparez vos plus beaux bandeaux anti-transpiration, ça va être coriace.

À bientôt pour un nouveau chapitre du G2X Xi’an !

(Aucun traducteur n’a été fouetté pour la rédaction de cet article.)

Article relu par R2B et Hotaru

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